Pourquoi il fait froid dans les blocs opératoires ?

Une caractéristique essentielle des blocs opératoires est qu’ils sont équipés de climatisation fournissant une température très basse. Cette dernière peut parfois être à la limite du seuil supportable aussi bien pour les patients que pour les praticiens. À quoi sert donc ce froid dans les blocs opératoires ?

Pour respecter les normes légales en vigueur

Dans le milieu hospitalier, la norme NFS 90-351 règlemente les conditions applicables en ce qui concerne les environnements de travail et de soin. En effet, elle régit la conception, la réalisation, l’exploitation et la maintenance des installations de traitement d’air dans les différentes salles.

Dans le domaine chirurgical, cette norme a classé les zones opératoires en 4 groupes et en a défini les exigences. On retrouve donc :

  • le groupe 4 : pour les zones à très haut risque infectieux ;
  • le groupe 3 : à haut risque infectieux
  • le groupe 2 : avec un risque moyen
  • le groupe 1 : à risque nul.

Pour une zone opératoire du groupe 4 ou 3, des mesures de contrôle de la qualité de l’air doivent être appliquées. Parmi elles, il faudra Assurer la climatisation des blocs opératoiresafin de fournir une température constante entre 19 °C et 26 °C. Ce qui explique la fraîcheur dans les blocs opératoires.

Pour prévenir les infections du site opératoire (ISO)

L’apparition d’une ISO dépend de plusieurs facteurs. Il peut s’agir de l’opération en question, des antécédents et des caractéristiques du patient ou de l’environnement général de l’opération. Ce dernier cas implique bien souvent l’organisation du bloc, l’assainissement de locaux, et surtout, la gestion de la qualité de l’air du bloc.

De façon générale, les blocs d’opérations doivent être constamment maintenus à des températures basses. En effet, la fraîcheur permet d’éviter la prolifération des micro-organismes. Toutefois, il faudra veiller à ce que la température du bloc ne descende pas en dessous des 19 °C. Cela pourrait faire baisser la température corporelle du patient avec un risque d’hypothermie et de troubles de coagulation.

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